CARAMAN, cité médiévale

Au XIV° siècle, à l’époque les bastides comme REVEL sortent à peine de la forêt de VAURE, la cité de CARAMAN a déjà la forme actuelle : un gros village fortifié en cercles concentriques autour de son château, avec des portes, des fossés, des lices, des murailles.

Les fossés, les lices et les murailles

Les derniers fossés sont devenus les boulevards du Tour de Ville. Ils sont surplombés d’un chemin de ronde appelé les lices, espace vert public où avaient lieu des manifestations comme les tournois. Cet anneau de verdure est encore apparent sous la forme de terrasses et jardins suspendus à 2 ou 3 mètres sur tout le tour de ville.
Les murailles anciennes sont encore bien visibles à l’ouest de la ville, elles sont en briques foraines rouges.

Les portes et les places fortes

Pour rentrer dans la cité médiévale, trois portes sont mentionnées dans les textes, la « porte de Montbel » au sud donne accès à la route menant vers Baziège et la grande voie d’Aquitaine.
Les Moulins de Montbel sont situés à une centaine de mètres de la porte.

Zoom

La «porte de l’Aigle» au nord donne accès au chemin de Loubens et aux moulins de la Lande. Enfin la «Vieille porte de Toulouse» à l’ouest donne accès à la capitale provinciale par un «grand chemin» proche de la départementale actuelle. Le système de défense est constitué du «Ravelin » (actuellement monument aux morts) et la « plate forme » (le castellas).
Le Ravelin est un espace aménagé sur la terre transportée, sorte de rempart avancé protégeant l’entrée principale. Il devait être protégé par une palissade où un mur crenelé et abritait, comme la plate forme, une petite garnison de « gens d’armes ».
Quand aux vieilles maisons, à l’intérieur de l’enceinte, aux magnifiques façades de briques et colombage, elles nous donnent l’image exacte de la cité à la fin du Moyen Age.