Nous revoilà à Caraman, mais sur quels indices ?
Tout d’abord un texte daté de 1005-1010 rédigé lors du concile de Toulouse, dit que les Seigneurs de Caraman abusaient de leur pouvoirs, notamment en génant la circulation et le commerce du sel sur le chemin de Soual à Toulouse . Ce texte prouve la réalité du chemin entre Castres, Soual , Caraman et Toulouse .
D’autre part des textes de Caraman du XV° siècle mentionnent un hôpital St Jacques hors des murs, une chapelle et son cimetière. On notera que le cimetière existe toujours et qu’il s’appelle Saint-James l’équivalent de Jacques en langue romane.
Les Hôtels Dieu St Jacques étaient des gîtes d’étapes pour le pèlerins , situés hors des murs pour des raisons de santé publique (épidémies) et aussi parce que les portes de la ville étaient fermées la nuit, ce qui laisse supposer que les hôtels Dieu ne l’étaient pas.
Voilà pour le passé. Et si maintenant on parlait de l’avenir ?
Le Conseil de l’Europe a décidé il y a quelques années de remettre en valeur les chemins de St Jacques de Compostelle, formidables voies culturelles de l’intégration européenne. De multiples associations Jacquaires ont emboîté le pas ainsi que les Conseil Régionaux de Midi-Pyrénées, Aquitaine, Languedoc-Roussillon, Provence Alpes Côte d’Azur et des pays comme la Suisse, La Belgique, l’Italie et l’Allemagne.
Un dossier a d’ailleurs été déposé auprès de l’UNESCO en vue de l’inscription des Chemins de St Jacques au patrimoine mondial de l’Humanité. Les motivations des pèlerins sont toujours bien sûr spirituelles, incluant la recherche de repères, la volonté d’aller au bout de soi-même mais aussi à travers la randonnée la découverte du pays, des paysages, du patrimoine, des chapelles romanes, des petites églises…
Un chemin qui se parcourt à pied, chacun suivant son rythme.